Journal De Bruxelles - Les marchés boursiers mondiaux parient sur un accord au Moyen-Orient

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Les marchés boursiers mondiaux parient sur un accord au Moyen-Orient
Les marchés boursiers mondiaux parient sur un accord au Moyen-Orient / Photo: TIMOTHY A. CLARY - AFP

Les marchés boursiers mondiaux parient sur un accord au Moyen-Orient

Les marchés boursiers mondiaux progressent vendredi, dans l'espoir d'un accord au Moyen-Orient et d'une poursuite de l'essor de l'IA, malgré le pétrole cher, qui pousse l'inflation et les taux d'intérêts.

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Les trois indices de New York ont ouvert en hausse. Au Nasdaq des valeurs technologiques (+0,60%), AMD, le grand rival de Nvidia sur le marché des puces indispensables à l'IA, bondissait (+5,66%) dans les premiers échanges.

Le Dow Jones gagnait 0,54%, au lendemain d'un record en clôture. L'indice élargi S&P 500 s'octroyait 0,38%.

"Wall Street évolue près de ses sommets historiques grâce à une poignée triée sur le volet de valeurs technologiques qui font tout le travail, tandis que l'Europe reste plus mesurée", résume l'analyste Fawad Razaqzada pour Forex.com.

En Europe, tous les indices progressaient également (Paris +0,44%, Francfort +1,04%, Londres +0,15% et Milan +0,45%) vers 14H00 GMT.

A Paris, c'était encore une fois le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics qui pointait en tête du palmarès des performances du jour (+4,34%).

Les "résultats trimestriels de Nvidia" publiés mercredi ont "laissé une impression durable et ravivé les espoirs de progression des cours pour l'ensemble du secteur", relève Andreas Lipkow, de CMC Markets.

La hausse actuelle des marchés s'appuie aussi sur l'espoir d'un accord ente les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin au conflit et rouvrir le détroit d'Ormuz, goulet d'étranglement de 20% de l'offre de pétrole mondiale.

Selon l'agence de presse Isna et d'autres médias, le puissant chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, est attendu en Iran afin de "poursuivre les discussions avec les responsables iraniens". Le Pakistan n'a pas confirmé l'envoi d'un émissaire.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a lui exprimé son espoir que cette visite fasse avancer les discussions.

Malgré ces espoirs fragiles, les cours du pétrole grimpent vendredi, le marché craignant une pénurie d'offre alors que les négociations sur la guerre au Moyen-Orient butent encore, notamment sur la question de l'uranium enrichi détenu par Téhéran.

Vers 14H00 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 1,81% à 104,44 dollars. Le WTI américain gagnait quant à lui 1,59% à 97,88 dollars le baril.

"Les marchés sont pris entre le choc énergétique et essor de l'IA", tempère le gestionnaire de fonds DWS.

- Les conséquences économiques du conflit scrutées -

Les taux d'intérêt des dettes d'Etat continuent eux de se détendre, après avoir flambé en début de semaine, en raison de la montée de l'inflation provoquée par la hausse des prix du pétrole depuis le début de la guerre dans les grandes économies.

En Europe, le rendement allemand à échéance dix ans, référence sur le continent, redescendait à 3,04%, contre 3,10% la veille en clôture. Son équivalent français refluait à 3,66% contre 3,72% jeudi soir.

La veille, des indicateurs ont montré un net ralentissement de l'activité sur le continent, en raison de l'incertitude provoquée par la guerre.

En France, le climat des affaires "reste maussade" au mois de mai, a annoncé l'Insee, et le climat de l'emploi est au "plus bas depuis la crise sanitaire" du Covid-19.

Et si l'Allemagne, première économie européenne, a bien connu une croissance de 0,3% au premier trimestre de l'année, selon des chiffres définitifs de l'institut Destatis, les effets négatifs de la guerre au Moyen-Orient devraient affecter le trimestre en cours.

Toutefois, le moral des entrepreneurs s'est légèrement repris en mai, contrairement aux attentes et pour la première fois depuis le début de la guerre, selon le baromètre IFO également publié vendredi.

Dans ce contexte, l'euro cédait 0,22% face au dollar à 1,1593 dollar pour un euro.

- Ester Lauder et Puig renoncent à leur fusion -

Le groupe espagnol de luxe et cosmétiques Puig dévissait de 13,7% à Madrid, après avoir indiqué que les discussions en vue d'une possible fusion avec le géant américain des cosmétiques Estée Lauder, qui inversement progressait fortement (+11,84%).

R.Michel--JdB