Ligue des champions : Lens battu par un Sporting Portugal plus réaliste
Incapable de marquer malgré un bon nombre d'occasions, le RC Lens a pris une leçon de réalisme en s'inclinant 2 à 0 face au Sporting Portugal, redoutable en transition mardi, lors de la deuxième journée de Ligue des champions.
Un mois après avoir idéalement lancé leur aventure européenne en ramenant trois points de Prague, les Sang et Or ont vécu leur premier coup d'arrêt en C1 face à l'un des quarts de finalistes de la dernière édition, vainqueur grâce à des buts de Luis Suarez (22e) et d'Issa Doumbia (74e).
Quatre jours après la première victoire de l'ère Cahuzac, un succès convaincant face à Lyon, Lens a débuté sa rencontre avec les mêmes ingrédients pour le retour de la Ligue des champions à Bollaert, trois ans après le dernier parcours artésien dans la plus belle des compétitions du vieux continent.
Mais face à un adversaire plus habitué des joutes européennes, les Lensois ont cruellement manqué de réalisme et ont peiné à contenir les transitions fulgurantes des Lisboètes, très dangereux quand ils sont parvenus à casser le bloc adverse en servant leurs attaquants dans le dos de défenseurs lensois pas toujours suffisamment vigilants.
Dès la semaine prochaine à Bruges, les Sang et Or devront reprendre des points sans tarder, eux qui termineront cette phase de ligue face à deux cadors européens: Manchester City et Liverpool.
- Pressing transpercé -
A l'image de ce qu'ils avaient proposé face à Lyon vendredi, les Lensois ont mis beaucoup de rythme en début de rencontre, bien aidés par les bonnes orientations d'Amadou Haidara. Et ils n'ont pas tardé à se créer de premières situations.
Si les frappes de Florian Thauvin (6e) et de Junior Kadile (13e) ont été sans danger pour Kaique Pereira, le portier remplaçant du Sporting titularisé pour la première fois de la saison mardi, Franjo Ivanovic a manqué une énorme occasion, ratant le ballon sur un centre puissant au six mètres de Thauvin (10e).
Après avoir laissé passer l'orage, les Lisboètes ont progressivement sorti la tête de l'eau. D'abord bien contenu par un pressing lensois retrouvé depuis l'arrivée de Yannick Cahuzac sur le banc, le Sporting a frappé la première fois qu'il est parvenu à en sortir.
Après avoir cassé la première ligne sang et or grâce à une bonne passe de leur défenseur Gonçalo Inacio, les Portugais ont remonté tout le terrain et profité du temps de retard de la défense lensoise pour ouvrir le score grâce à l'inévitable Luis Suarez.
Auteur de son neuvième but de la saison, l'ancien apathique attaquant marseillais, mué en finisseur prolifique au Portugal, a été près de doubler la mise dix minutes plus tard, mais Robin Risser s'est brillamment interposé pour rattraper l'oubli de ses défenseurs centraux (32e).
- Risser décisif puis hasardeux -
Mais l'ouverture du score lisboète n'a pas découragé les Sang et Or. Alors que les encouragements de Bollaert ont redoublé de volume, Ivanovic a fait résonner le poteau d'une frappe sèche (34e) qui aurait pu venir récompenser sa bonne prestation.
En manque de réalisme en première période, les Artésiens ne sont pas parvenus à corriger le tir au retour des vestiaires et ont achevé la partie sans tromper la vigilance de Pereira, malgré 21 tirs et de grosses occasions pour Haidara (60e), Odsonne Edouard (62e) et Thauvin (85e), moins en vue qu'habituellement.
Après s'en être remis à Risser pour rester dans la partie (55e, 61e), Lens a fini par craquer quand sur une nouvelle passe dans le dos de la défense lensoise, Doumbia a devancé Ganiou, avant de tromper le gardien français auteur d'une sortie hasardeuse.
Lens a continué de tenter et d'amener du danger, bien aidé par l'entrée remuant du jeune espoir franco-portugais Mezian Mesloub. Mais la marche était sans doute un peu trop haute.
P.Claes--JdB