Ligue des nations: l'Italie passe à côté de son projet reconstruction contre la Belgique
En quête de rachat après avoir raté, cet été, sa troisième Coupe du monde consécutive, l'Italie a mal débuté sa reconstruction en s'inclinant 2 à 0 face à la Belgique vendredi à Rome en ouverture de la Ligue des nations.
Encore marqué par la déroute fin mars contre la Bosnie-Herzégovine qui l'a privé du Mondial-2026, Gianluigi Donnaruma savait la Nazionale attendu: "Nous devons faire en sorte que les tifosi retombent amoureux du maillot azzurro", avait-il prévenu la veille.
Si le gardien de Manchester City et capitaine italien n'a (quasiment) rien eu à se reprocher, empêchant même son équipe de prendre l'eau face aux Diables rouges, la plupart de ses coéquipiers ont passé une sale soirée et les 47.000 spectateurs du Stade olympique, déjà échaudés par les échecs répétés de leur sélection, sont repartis dépités, voire le coeur meurtri.
De retour à la tête de la Nazionale, trois ans après l'avoir quittée, Roberto Mancini qui a offert à son pays son dernier titre, l'Euro-2021, avait pourtant décidé de marquer les esprits en titularisant des nouveaux et jeunes visages comme Diego Coppola en défense, Sandro Romano dans l'entre-jeu et Nicolo Cambiaghi en attaque.
Mais ces "bleus", comme les Azzurri plus expérimentés, se sont faits manger par la Belgique de Mark van Bommel, qui pour ses débuts comme sélectionneur a pu s'appuyer sur l'ossature de l'équipe qui a bousculé l'Espagne en quarts de finale du Mondial-2026, avant de s'incliner 2-1.
- Sifflets à la pause -
Il n'a fallu attendre que vingt minutes pour que la différence entre une équipe en pleine reconstruction et une sélection avec des certitudes, se matérialise.
Profitant d'un ballon perdu par Romano et d'un marquage hasardeux, Mika Godts s'est facilement enfoncé dans la défense italienne et a ouvert la marque en prenant à contrepied Donnarumma. Complétement déboussolés et au bord du KO, les Azzurri ont évité l'humiliation grâce à leur gardien et capitaine, auteur d'une double parade sur un tir lointain de Charles De Ketelaere, puis devant Nicolas Raskin (23e), et d'un arrêt réflexe sur une tête à bout portant de Godts (28e).
Donnarumma semblait battu quand Kevin de Bruyne a trouvé Maxim De Cuyper, mais la frappe du défenseur de Brighton a effleuré le montant gauche italien (31e).
Sortis du terrain à la pause sous les sifflets de leurs supporters, les Azzurri, inchangés malgré la domination belge, ont repris des couleurs en début en seconde période. Moise Kean a vu sa reprise détourner du bout du pied par Senne Lammens (47e), puis Francesco Pio Esposito a forcé Lammens à deux arrêts (49e et 53e).
Mais sur un énième ballon perdu, Dodi Lukébakio, pourtant seul face à trois Italiens (68e), a définitivement éteint les flammèches italiennes et le Stade olympique qui a copieusement conspué sa sélection au coup de sifflet final.
R.Verbruggen--JdB