Covid: tensions sur certaines seringues et aiguilles avant la campagne de vaccination
La direction générale de la santé (DGS) a fait état mercredi de difficultés d'approvisionnement de "certaines références spécifiques" de seringues et aiguilles à moins d'une semaine du début de la campagne de vaccination contre le Covid-19.
L'antenne du ministère de la Santé se montre toutefois rassurante, tablant sur "l’arrivée progressive de volumes significatifs dans les prochaines semaines, permettant une amélioration rapide de la situation".
Celle-ci "ne résulte pas d’une indisponibilité générale des produits sur le marché national", les tensions concernant "principalement certaines références spécifiques", précise la DGS dans un courrier adressé aux deux principaux syndicats professionnels de pharmaciens d'officine.
"Les difficultés constatées apparaissent principalement liées à une concentration des commandes sur une période courte et à des ajustements logistiques de début de campagne", selon la DGS.
Elle estime cependant que "les capacités d’approvisionnement identifiées sont compatibles avec les besoins attendus de la campagne vaccinale".
Les pharmaciens avaient tiré la sonnette d'alarme alors que la campagne de vaccination doit démarrer le 13 octobre dans l'Hexagone.
"À ce jour, plusieurs solutions alternatives sont disponibles auprès de différents opérateurs disposant de stocks mobilisables", ajoute la DGS, qui demande "à l’ensemble des officines de mobiliser, lorsque cela est nécessaire, les références alternatives disponibles" et "de diversifier leurs approvisionnements".
Le vaccin contre le Covid-19 est un flacon dans lequel sont prélevées six doses alors que les autres vaccins sont en seringue préremplie.
Jusqu'à récemment, les pharmaciens pouvaient commander sur le site de Santé publique France (SpF) les seringues en même temps que les doses de vaccin.
"Aujourd'hui, bon nombre de pharmaciens ne disposent pas de seringues montées pour pouvoir prélever et injecter le vaccin", a déclaré à l'AFP Fabrice Camaioni, à la tête de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF).
"Si les grossistes ne sont pas capables de nous fournir une marque référencée qu'ils n'ont pas en stock (...) on se retrouve avec un vaccin sur les bras et pas de possibilité d'injecter", poursuit-il.
"On va encore passer des heures à chercher les seringues" et "on va devoir en plus acheter le matériel, même si c'est de l'ordre du symbolique" s'exaspère auprès de l'AFP Cyril Colombani, porte-parole de l'Uspo, l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine.
Concernant les vaccins contre le Covid-19, l’État continue de les mettre à disposition aux pharmacies grâce aux stocks et aux contrats encore en cours.
Mais ce dispositif exceptionnel, mis en place pendant la crise sanitaire, devrait cesser pour la campagne 2027-2028.
Y.Simon--JdB