Fin de campagne fébrile pour Trump
Fébrilité électorale? Volonté, à 80 ans, de prouver son énergie? Donald Trump animera finalement dimanche des meetings qu'il avait annulés jeudi, dans la dernière ligne droite de la campagne pour les élections de mi-mandat, mal engagées pour son camp républicain selon les sondages.
Le président américain se rendra en Iowa (centre-nord) et au Kansas (centre), des terres conservatrices où les scrutins du 3 novembre se révèlent beaucoup plus difficiles que prévu pour les républicains, a indiqué vendredi à l'AFP une source proche de la campagne.
"Les meetings sont à nouveau au programme. Le président Trump aime ses partisans", a dit cette source.
Il en tient un autre vendredi en Floride, prévu depuis un moment et qui n'a jamais été remis en cause.
Jeudi, le parti républicain avait assuré que les perspectives électorales étaient bonnes en Iowa et au Kansas, et qu'un déplacement de Donald Trump ne se justifiait donc pas. Le raisonnement était qu'il serait plus efficace pour le dirigeant de 80 ans de multiplier les participations à des rassemblements en ligne.
Interrogé jeudi par un journaliste qui lui demandait s'il était fatigué de sillonner le pays pour faire campagne, le président américain, coutumier des attaques contre la presse, avait répondu avec une agressivité encore plus marquée que d'habitude.
- "Parfaitement bien" -
"Je me sens parfaitement bien", avait-il lancé, avant de faire des commentaires insultants sur le physique du reporter en question, amplifiés ensuite par l'équipe de communication de la Maison Blanche sur les réseaux sociaux.
Dans le Kansas, qui n'a pas élu de sénateur démocrate depuis 1932, le candidat républicain Roger Marshall est mis en difficulté par son adversaire démocrate Adam Hamilton.
En Iowa, c'est une élection à un siège de la Chambre des représentants qui se révèle difficile pour le parti de Donald Trump, avec une candidate conservatrice, Ashley Hinson, au coude-à-coude avec le démocrate Josh Turek.
L'Iowa comme le Kansas avaient largement voté pour Donald Trump à la présidentielle de 2024, et le président américain parie cette fois encore sur son pouvoir personnel de mobilisation.
La stratégie pourrait se révéler contre-productive.
La cote de confiance de Donald Trump est au plus bas, parce que les Américains le tiennent responsable du coût élevé de la vie et lui reprochent d'avoir lancé la guerre en Iran.
Les démocrates espèrent, lors de ces "midterms", ravir aux républicains le contrôle de la Chambre des représentants, voire aussi du Sénat, les deux composantes du parlement fédéral américain, le Congrès.
Ils tentent également de gagner quelques sièges de gouverneurs, dans ces élections qui voient aussi l'Amérique voter sur plusieurs référendums locaux aux sujets les plus variés.
W.Lievens--JdB