Journal De Bruxelles - La guerre "presque finie" selon Trump, qui évoque de nouvelles négociations

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La guerre "presque finie" selon Trump, qui évoque de nouvelles négociations
La guerre "presque finie" selon Trump, qui évoque de nouvelles négociations / Photo: Kawnat HAJU - AFP

La guerre "presque finie" selon Trump, qui évoque de nouvelles négociations

Donald Trump a estimé mardi que la guerre avec l'Iran était "presque finie", après avoir évoqué une possible reprise des discussions avec l'Iran cette semaine au Pakistan.

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"Je pense que c'est presque fini" a affirmé le président américain dans la soirée sur la chaîne Fox News, assurant que les autorités iraniennes "veulent vraiment parvenir à un accord".

Donald Trump a par ailleurs évoqué une possible reprise des discussions avec l'Iran dès cette semaine au Pakistan. "Quelque chose pourrait arriver au cours des deux prochains jours", a-t-il affirmé à un journaliste du New York Post.

Le week-end passé, un premier round de discussions avec le vice-président américain JD Vance avait échoué, sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.

Washington a néanmoins renforcé lundi la pression sur Téhéran avec la mise oeuvre d'un blocus du transit en provenance ou à destination des ports iraniens.

"Les forces américaines ont complètement mis à l'arrêt le commerce maritime" de l'Iran, s'est félicité tôt mercredi le chef des forces américaines dans la région, Brad Cooper, soulignant qu'environ "90% de l'économie iranienne" dépendent de celui-ci.

Dans ce nouveau rapport de force, des négociateurs américains pourraient donc se rendre de nouveau à Islamabad cette semaine en vue de négociations, selon M. Trump, qui a salué auprès du New York Post le "super boulot" de médiation mené par le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir.

Deux sources pakistanaises de haut rang ont confirmé à l'AFP qu'Islamabad cherchait à relancer les pourparlers.

Mardi, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait appelé à la reprise de "négociations sérieuses". "Il n'y a pas de solution militaire à cette crise", a-t-il insisté.

Malgré l'impact du double blocus - iranien et américain - sur le détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, les marchés ont signalé vouloir croire à une sortie du conflit: le pétrole a continué à s'afficher en dessous de 95 dollars le baril mercredi, après une forte baisse mardi.

Reçu par le président chinois Xi Jinping à Pékin, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a assuré que Moscou était prêt à "compenser" le déficit énergétique subi par la Chine et d'autres pays à cause de la guerre.

- Pourparlers israélo-libanais -

Sur l'autre front du conflit, qui oppose Israël au Hezbollah pro-iranien, Israël et le Liban sont convenus mardi d'entamer des négociations directes en vue d'une paix durable à l'issue de discussions entre les ambassadeurs à Washington des deux pays, les premières du genre depuis 1993.

La diplomatie américaine a précisé que date et lieu "restent à fixer d'un commun accord".

"Nous avons découvert aujourd'hui que nous (Israël et le Liban, ndlr) sommes du même côté", a déclaré l'ambassadeur israélien Yechiel Leiter. "Nous sommes tous deux unis dans notre volonté de libérer le Liban" du mouvement chiite pro-iranien Hezbollah, a-t-il ajouté.

L'ambassadeur a aussi affirmé qu'Israël ne voulait pas de l'implication de Paris dans ces discussions sur le Liban.

Son homologue libanaise Nada Hamadeh Moawad a qualifié la "réunion préparatoire" de mardi de "constructive" et "appelé à un cessez-le-feu" entre Israël et le Hezbollah.

Car si le front iranien connaît une accalmie, le Liban n'est pas concerné par la trêve selon Israël, qui continue de frapper le Hezbollah et ne s'est pas retiré du sud du pays.

Le mouvement pro-iranien, grand absent de la rencontre, a qualifié ces discussions de "capitulation" et revendiqué, alors qu'elles débutaient, des tirs de roquettes vers treize localités israéliennes frontalières.

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars quand le mouvement chiite a visé Israël pour soutenir l'Iran face à l'offensive israélo-américaine. Israël a alors lancé une opération militaire en territoire libanais.

Depuis, plus de 2.000 personnes ont été tuées au Liban dans les frappes israéliennes, selon les autorités, et environ un million ont été déplacées - soit un cinquième de la population, selon l'ONU.

Côté israélien, l'armée a fait état de treize soldats tués au total au Liban. Dix y ont été blessés mardi lors d'affrontements dans la ville de Bint Jbeil (sud).

burx/phs/lgo

D.Mertens--JdB