Journal De Bruxelles - La Bourse de Paris minée par la hausse des taux et du pétrole

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La Bourse de Paris minée par la hausse des taux et du pétrole
La Bourse de Paris minée par la hausse des taux et du pétrole / Photo: ERIC PIERMONT - AFP/Archives

La Bourse de Paris minée par la hausse des taux et du pétrole

La Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,51 % jeudi, malmenée par les craintes sur la santé financière de la France et par une nouvelle flambée du pétrole qui ravive la peur d'une inflation durable.

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L'indice vedette CAC 40 a cédé 39,52 points, à 7.729,69 points. La veille, il a perdu 95,86 points, à 7.779,21 points (-1,22 %).

La Bourse de Paris fait figure de lanterne rouge en Europe. Le CAC 40 recule de 5,15 % depuis le début de l'année, quand Francfort gagne 1,29 % et Madrid et Milan près de 10 %. L'indice français se trouve environ 11 % sous son record de clôture du 10 août.

Le taux d'emprunt de la France à dix ans montait à 4,89 %, après 4,87 % mercredi.

La France emprunte plus cher que l'Italie, dont le taux à dix ans atteignait 4,60 %, et bien plus cher que l'Allemagne (3,49 %), référence en Europe.

"Les taux longs ont augmenté ces derniers jours pour une raison très simple, on se demande si la zone euro est assez solide pour faire face à cette nouvelle crise", commente Isabelle de Gavoty, responsable de la gestion actions Europe chez Allianz Global Investors.

"La dette publique redevient un sujet de marché à part entière", commente Rodolphe Courvasier, gérant obligataire chez Ecofi.

La France est d'autant plus au coeur des préoccupations que sa dette et ses déficits sont élevés, alors que les députés ont ouvert mercredi des débats tendus sur le projet de budget de l'État pour 2027.

Le pays n'a plus dégagé d'excédent budgétaire depuis 1974, et son déficit n'est plus passé sous 2 % du PIB depuis 2001. La dette de la France a atteint 119 % du PIB au deuxième trimestre 2026, alors qu'elle était comparable à celle de l'Allemagne en 2008.

Autre facteur de baisse de la séance: les prix du pétrole ont de nouveau flambé, après la parution d'informations du média américain The Atlantic selon lesquelles la Maison-Blanche envisagerait des frappes contre l'Iran avant les élections de mi-mandat.

Le Brent, référence mondiale du pétrole, grimpait de 5,48 % à 105,69 dollars le baril et son équivalent américain, le WTI, de 5,09 % à 92,77 dollars.

"Si le pétrole monte, c'est parce que le conflit est latent, et cela a un impact sur l'inflation", souligne la gérante d'AllianzGI.

- L'automobile à la peine -

Le français OPmobility (ex-Plastic Omnium) a chuté de 20,82 % à 9,85 euros, après avoir revu à la baisse ses objectifs pour 2026 et annoncé des suppressions de postes en Allemagne et en France, invoquant la crise du secteur et "la persistance des tensions géopolitiques au Moyen-Orient".

Dans son sillage, son compatriote Forvia a plongé de 10,85 % à 8,65 euros.

Les constructeurs ont également reculé : Stellantis a cédé 2,98 % à 4,00 euros et Renault 2,69 % à 26,04 euros.

R.Vandevelde--JdB