Journal De Bruxelles - Les Bourses mondiales dans le vert au dernier jour d'un trimestre prolifique

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Les Bourses mondiales dans le vert au dernier jour d'un trimestre prolifique
Les Bourses mondiales dans le vert au dernier jour d'un trimestre prolifique / Photo: Jung Yeon-je - AFP

Les Bourses mondiales dans le vert au dernier jour d'un trimestre prolifique

Les Bourses mondiales progressent de concert mardi, en clôture d'un trimestre prolifique pour le marché des actions malgré la guerre au Moyen-Orient.

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"Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran continue de soutenir le sentiment des marchés, contribuant à maintenir les prix du pétrole à proximité de leurs récents points bas et permettant aux marchés actions de se stabiliser après la volatilité de la semaine dernière", commente Daniela Hathorn, analyste pour Capital.com.

A Wall Street, dans les premiers échanges, le Dow Jones restait à l'équilibre (-0,06%) au lendemain d'un record en clôture. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 0,37%, tandis que le S&P 500 grappillait 0,13%.

"C'est le meilleur trimestre pour les actions mondiales depuis six ans selon Bloomberg, et ce malgré la guerre en Iran, les perturbations des flux de pétrole et d'engrais, ainsi qu'un bond des prix de l'énergie qui a entraîné une hausse des anticipations d'inflation à l'échelle mondiale", résume Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

"Les investisseurs restent toutefois prudents avant les discussions entre les États-Unis et l'Iran prévues aujourd'hui à Doha", et "les statistiques américaines sur l'emploi jeudi, qui pourraient influencer les anticipations de politique monétaire", tempère John Plassard de Cité Gestion.

Des émissaires américains sont arrivés mardi au Qatar pour des discussions sur l'Iran avec des médiateurs qataris, après des échanges de frappes qui ont menacé de faire voler en éclats la trêve entre Washington et Téhéran.

En Europe, le DAX à Francfort (+1,25%) profitait d'un nouveau rebond de Siemens Energy (+5,11% vers 14H00 GMT).

A Paris, le CAC 40 se stabilisait (+0,08%), tiré par deux fournisseurs de la tech, Schneider Electric (+2,71%) et STMicroelectronics (+2,55%).

Hors l'indice principal, les investisseurs se ruaient vers la biotech Abivax (+39,74%) après la publication d'un essai concluant avant la mise sur le marché fin 2026 d'un traitement d'une maladie du tube digestif.

Hors zone euro, Londres progressait de 0,52% avec la bonne tenue des minières (Anglo American +2,59% et Antofagasta +3,02%).

- Le pétrole à plat -

Côté pétrole, les prix sont de retour à leurs niveaux d'avant la guerre au Moyen-Orient.

Vers 14H00 GMT, le Brent de la mer du Nord la référence mondiale du brut, prenait à peine 0,08% à 73,12 dollars le baril, quand le WTI américain restait stable à 70,75 dollars.

- Le yen au plus bas face au dollar -

Sur le marché des changes, le yen a touché mardi son niveau le plus bas face au dollar depuis 40 ans, sous la pression de l'écart entre les taux d'intérêt japonais et américains.

La Banque du Japon (BoJ) a certes relevé en juin son taux directeur à 1%, au plus haut depuis trois décennies, mais l'institution reste prudente sur la poursuite de son resserrement monétaire.

Vers 14H00 GMT, la devise japonaise cédait 0,34% face au billet vert, à 162,50 yens pour un dollar.

- Le marché obligataire dans l'attente -

Sur le marché obligataire, les taux d'intérêt des emprunts d'Etat patientent avant la réunion des banquiers centraux à Sintra au Portugal.

Le rendement du Bund allemand à dix ans se maintenait à 2,86% comme la veille, et son équivalent français suivait la même tendance (3,65% contre 3,64% lundi à la clôture).

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a défendu la hausse des taux décidée en juin 2026 sans laquelle il y aurait eu "un niveau d'inflation supérieur à 2% en 2027 et en 2028".

"Je m'attends à ce que l'inflation reste durablement au-dessus de notre objectif (des 2%)", a déclaré à CNBC un membre influent du Conseil des gouverneurs, le président de la Banque fédérale d'Allemagne Joachim Nagel.

"Le besoin d'une politique monétaire plus restrictive ne semble pas nécessaire, d'après nous", affirment les analystes de la Banque Postale Asset Management.

"Évidemment, vu les commentaires de certains banquiers centraux ces derniers temps (...), le risque est qu'une vue plus agressive puisse prévaloir lors de la réunion de juillet de la BCE. Mais ceci est notre scénario alternatif", ajoutent-ils.

E.Carlier--JdB