Wall Street: nouveaux records du S&P 500 et du Nasdaq face aux espoirs de paix au Moyen-Orient
La Bourse de New York a terminé orientée à la hausse mercredi, le S&P 500 et le Nasdaq touchant de nouveaux records, alors que les investisseurs misent sur une poursuite des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran.
L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a avancé de 1,59% à 24.016,02 points, dépassant son dernier plus haut en clôture datant d'octobre 2025. L'indice élargi S&P 500 a également touché un nouveau sommet à 7.022,95 points (+1,18%) à la fermeture.
Seul le Dow Jones a terminé en légère baisse (-0,15%).
"La tendance haussière du marché se poursuit grâce aux espoirs de paix au Moyen-Orient", explique Jose Torres, d'Interactive Brokers.
Les opérateurs s'attendent à l'ouverture de nouvelles négociations entre Washington et Téhéran après que Donald Trump a assuré mardi que des pourparlers pourraient avoir lieu "dans les deux prochains jours".
Le président américain a en outre estimé que la guerre avec l'Iran était "presque finie" lors d'un entretien sur la chaîne Fox News, assurant que les autorités iraniennes "veulent vraiment parvenir à un accord".
Cette perspective freine la hausse des cours du pétrole et soulage, par conséquent, les inquiétudes de la place new-yorkaise.
Pour autant, "la situation géopolitique reste complexe, alors que Téhéran et Washington se disputent le contrôle du détroit d'Ormuz", estime Jose Torres, d'Interactive Brokers.
Ce passage maritime stratégique, par lequel transite en temps normal environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux, est quasiment paralysé par Téhéran depuis les premières frappes israélo-américaines en Iran, fin février.
"Le trafic sur cette artère majeure est toujours bien inférieur à la normale", remarque M. Torres.
Sur le front macroéconomique, Wall Street a accueilli sans grand mouvement mercredi le "Livre beige" de la banque centrale américaine (Fed), une publication régulière sur les conditions économiques aux Etats-Unis.
L'institution monétaire y cite le conflit "comme une source majeure d'incertitude qui complique la prise de décision en matière de recrutement, de fixation des prix et d'investissements."
Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts de l'État américain se tendait vers 20H20 GMT, évoluant autour de 4,28% contre 4,26% la veille en clôture.
Côté entreprises, "la hausse du jour est presque entièrement due aux +Sept Magnifiques+", le surnom donné aux grands noms de la technologie américaine, observe Jose Torres, à l'image de Nvidia (+1,20%), Tesla (+7,62%), Microsoft (+4,61%) ou Meta (+1,97%).
A la cote, Live Nation, la maison mère de Ticketmaster, a chuté de 6,29% à 155,82 dollars après avoir été déclarée coupable de monopole illégal en violation de lois antitrust américaines au terme d'un procès fleuve à New York.
Le juge chargé de l'affaire doit désormais fixer, dans une procédure séparée, les mesures à prendre pour casser ce monopole, qui pourrait aller jusqu'à la cession de salles de concerts voire la vente forcée de Ticketmaster.
Snap, la maison mère du réseau social Snapchat, s'est envolé de 7,59% à 6,03 dollars après que son PDG a annoncé mercredi la suppression d'environ 1.000 postes, soit 16% de ses effectifs, invoquant les progrès de l'intelligence artificielle.
Bank of America a été recherché (+1,81% à 54,31 dollars), salué pour la forte hausse de son bénéfice net au premier trimestre 2026 grâce à l'augmentation de ses revenus tirés des prêts et de ses activités de marché.
W.Dupont--JdB