Grammy Awards: Bad Bunny appelle à "mettre dehors" la police américaine de l'immigration
Le Portoricain Bad Bunny a appelé à "mettre dehors" la police américaine de l'immigration (ICE) en recevant le prix de la meilleure musique latine urbaine sur la scène des Grammy Awards à Los Angeles dimanche.
"Nous ne sommes pas des sauvages. Nous ne sommes pas des animaux. Nous ne sommes pas des étrangers. Nous sommes humains et nous sommes américains", a-t-il lancé, exhortant à ne pas se laisser "contaminer" par la "haine".
L'artiste de 31 ans doit se produire à la mi-temps du Super Bowl (la très suivie finale du championnat de football américain) dimanche prochain.
Un choix critiqué par la sphère MAGA qui lui reproche de chanter en espagnol et ses prises de position qu'elle qualifie de "woke".
Alors que le président américain Donald Trump a fait des expulsions de migrants un axe central de sa politique, Bad Bunny a décidé que la tournée mondiale qu'il effectue depuis novembre ne passerait pas par les Etats-Unis pour protéger ses spectateurs de potentiels raids d'ICE.
Porto Rico étant sous juridiction américaine depuis 1898, lui-même est citoyen américain.
Parmi les trumpistes, certains s'indignent aussi de voir le chanteur brouiller les frontières entre les genres à travers ses vêtements ou son maquillage.
"La NFL (la ligne de football américain qui organise le Super Bowl, ndlr) ne comprend donc rien à rien?", s'est ainsi interrogé sur X un conseiller du président américain, Sebastian Gorka, quand celle-ci a annoncé avoir choisi l'artiste.
Son sixième opus, "Debi Tirar Mas Fotos", lui a valu six nominations aux Grammys, dont la plus prestigieuse: l'album de l'année, qu'il pourrait être le premier artiste chantant en espagnol à obtenir.
O.Leclercq--JdB