Journal De Bruxelles - Finale NBA: Wembanyama relance les Spurs à New York

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Finale NBA: Wembanyama relance les Spurs à New York
Finale NBA: Wembanyama relance les Spurs à New York / Photo: SAUL LOEB - AFP

Finale NBA: Wembanyama relance les Spurs à New York

Portés par Victor Wembanyama, auteur d'un match plein, les San Antonio Spurs se sont relancés avec un succès 115-111 lundi sur le parquet des New York Knicks, qui ne mènent plus que 2-1 en finale NBA.

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Après deux défaites à domicile qui ont grandement entamé leurs chances de titre, dont la deuxième, cruelle, d'un point après une énorme erreur en fin de rencontre, les Spurs ont prouvé qu'ils n'avaient pas abdiqué dans l'ambiance hostile du mythique Madison Square Garden.

En partie muselé et frustré par ses deux première rencontres, Victor Wembanyama a montré la voie avec une performance complète, compilant 32 points, 8 rebonds, 6 passes, 2 interceptions et 3 contres.

"Wemby" devient à 22 ans le deuxième plus jeune joueur à cumuler au moins 30 points, 5 rebonds et 5 passes lors d'un match de finale depuis Magic Johnson en 1980 (20 ans).

Le Français, qui a déjà surpris en atteignant ce niveau ultime pour sa troisième saison à la tête d'un effectif très jeune, a enfin pu trouver des positions près du cercle, où il a fait bon usage de ses 2,24 m.

Wembanyama a ouvert le score à la réception d'un alley-oop, et multiplié ces paniers "faciles", les Spurs trouvant enfin la clef de la défense des Knicks.

"Notre plan de jeu c'est toujours de me chercher, souvent les équipes font en sorte que ce ne soit pas possible et ce sont mes coéquipiers qui en profitent", a expliqué le Français. "On était beaucoup plus en contrôle, ça a fait la différence, quand la situation est difficile on arrive à réussir nos actions dans un sentiment d'urgence."

- Wembanyama et Trump hués -

Dès le premier quart-temps, le Français a inscrit 9 points, marquant notamment d'un double pas avec la faute, de quoi mener 33-22.

Mais comme lors des deux premières parties, les Spurs ont peiné lors du deuxième quart-temps remporté 42 à 24 par des Knicks en mode tornade, avec leur meneur Jalen Brunson (32 points, 5 passes), mais aussi OG Anunoby, excellent des deux côtés du parquet (28 points).

Karl-Anthony Towns, à l'inverse, a été plutôt discret (11 points, 8 rebonds) après deux matches excellents.

Les Spurs ont ainsi mis fin à la folle série de treize succès de suite des Knicks, qui n'avaient pas perdu depuis le 23 avril lors d'un match de premier tour contre Atlanta.

A l'issue d'une fin de rencontre sous haute pression, les Texans ont réussi à éteindre le volcanique "MSG", qui attendait de recevoir un match de finale depuis 1999 et la défaite des Knicks contre les Spurs, déjà.

La soucoupe de Manhattan, où l'avant-match a été rythmée par les sons de rappeurs new-yorkais (M.O.P., DMX, De La Soul), a évidemment pu compter sur ses célébrités (Jay-Z, Spike Lee, Timothée Chalamet, Ben Stiller, Larry David), accompagnées des glorieux anciens de la maison orange et bleue (Walt Frazier, Patrick Ewing, Latrell Sprewell).

Les irrévérencieux supporteurs locaux ont ciblé et insulté Wembanyama, surtout après un mauvais geste du Français non sanctionné sur le chouchou local Brunson.

Les fans locaux avaient pu s'échauffer la voix en huant copieusement pendant l'hymne Donald Trump, dont la venue a occasionné des mesures de sécurité exceptionnelles.

- "A cinq contre six" -

"A domicile on a l'impression de jouer à six contre cinq, ici on est clairement à cinq contre six mais dans un environnement saisissant qui révèle de quel bois les équipes sont faites", a imagé Wembanyama.

Alors que l'écart n'a pas dépassé les 8 points dans les 12 dernières minutes, les Knicks se sont compliqués la tâche en concédant beaucoup de fautes dès les premières secondes de l'ultime quart-temps, de quoi offrir de nombreux lancers aux Spurs.

C'est justement sur la ligne que Stephon Castle a eu les nerfs de plier le match avec deux tirs réussis à 6 secondes de la sirène, répondant à un tir derrière l'arc d'Anunoby qui avait lui-même répondu à un mi-distance important de De'Aaron Fox. Les mains des deux collectifs s'étaient jusqu'alors montrées tremblantes face à l'enjeu (3 sur 23 de loin en cumulé dans le 4e quart-temps).

D'un alley-oop à une main et d'un contre autoritaire sur Landry Shamet, Wembanyama a aussi posé sa main sur les dernières minutes, lui qui avait rentré un tir très lointain annulé à la vidéo pour une faute d'un coéquipier.

Le Français devra répéter cette performance mercredi, toujours à New York, s'il veut complètement relancer les Spurs dans leur quête d'un sixième trophée Larry O'Brien.

A.Parmentier--JdB