Mondial-2026/Groupe G: la Belgique se rêve en outsider, l'Egypte vise le second tour
Désireuse d'éviter de reproduire l'échec cuisant du Mondial-2022 quitté dès les poules, la Belgique, outsider annoncé pour l'édition 2026, semble à l'abri d'un accident dans un groupe G où l'Egypte est à la lutte avec l'Iran et la Nouvelle-Zélande pour atteindre le deuxième tour.
Quart de finaliste en 2014, demi-finaliste en 2018, l'équipe belge a un temps joué les trouble-fête parmi les favoris au sacre suprême, portée par une génération dorée.
Mais le douloureux échec de 2022, lorsque les Belges ont échoué à franchir le premier tour quatre ans après s'être inclinés de peu contre les futurs champions du monde français en demi-finales, a laissé des traces, tout comme l'Euro-2024, achevé en 8es de finale.
Tout en clamant une "ambition sans limite", le sélectionneur français des Diables Rouges Rudi Garcia s'est donc montré prudent: "Nous ne sommes pas favoris, mais je préfère cette position d’outsider qui n’empêche pas l'ambition."
L'objectif avancé par Garcia de finir premier du groupe semble largement accessible, avec un effectif plutôt équilibré entres vieux briscards et jeunes talents.
Thibaut Courtois, toujours impérial dans les cages du Real Madrid, le défenseur Thomas Meunier (Lille) ou encore le milieu Kevin De Bruyne (Naples) seront ainsi du voyage, parmi les derniers représentants des heures de gloire de 2018.
L'attaquant Romelu Lukaku, après une saison amputée par les blessures, est lui aussi présent même s'il est "actuellement hors de forme", selon Garcia qui n'a pas voulu se priver du meilleur buteur de l'histoire de la Belgique (89 buts en 124 sélections).
Pour renforcer son attaque, le sélectionneur a convaincu Matias Fernandez-Pardo (21 ans), attaquant de Lille qui avait porté les couleurs de l'Espagne chez les Espoirs, d'adopter la nationalité sportive belge, un changement validé par la Fifa.
Porté par "l'une des meilleures attaques" des matches de qualification, d'après Garcia, la Belgique débutera son Mondial par l'Egypte, autre candidat au deuxième tour.
Echouant régulièrement à se qualifier pour la Coupe du monde y compris lorsqu'ils enchaînaient les titres en Coupe d'Afrique des nations, les Egyptiens ne sont jamais parvenus à franchir le premier tour en trois participations (1934, 1990, 2018).
Les coéquipiers de Mo Salah, toujours la star de l'équipe malgré une année compliquée à Liverpool qu'il a quitté après neuf années d'idylle, doivent cependant se méfier de l'Iran, qui veut également marquer l'histoire.
Passés tout proche de la qualification au second tour en 2018 et 2022, les joueurs d'Amir Ghalenoei espèrent bien cette fois ne pas laisser passer leur chance après un parcours de qualification solide. Mais leur préparation se déroule dans un contexte très tendu depuis le déclenchement fin février de la guerre en Iran par les Etats-Unis et Israël. La Team Melli a déjà dû changer in extremis de camp de base, initialement prévu aux Etats-Unis à Tucson (Arizona), et sera finalement logée au Mexique, à Tijuana, durant la compétition.
Les All Whites néo-zélandais, menés par leur capitaine l'attaquant de Nottingham Forest Chris Wood, sont eux toujours en quête d'un premier succès en Coupe du monde.
A.Thys--JdB