Roland-Garros: "Je veux revivre tout ça une deuxième fois", lance Andreeva après son titre
Lauréate samedi à Roland-Garros de son premier titre en Grand Chelem à 19 ans, la Russe Mirra Andreeva a assuré qu'elle pensait déjà à la saison sur gazon et qu'elle ferait "de son mieux" pour "revivre tout ça une deuxième fois".
QUESTION: Comment avez-vous préparé cette finale et comment avez-vous réussi à contrer le style de jeu très atypique de votre adversaire Maja Chwalinska?
REPONSE: "J'étais très nerveuse car je n'avais encore jamais joué contre elle. Les conditions de jeu étaient très piégeuses, il y avait beaucoup de vent et à un moment donné, je ne comprenais pas dans quelle direction il soufflait. Je suis contente d'avoir réussi à gérer ces conditions et à m'y adapter, peut-être un peu plus rapidement qu'elle."
Q: Avez-vous des souvenirs des victoires de votre compatriote Maria Sharapova à Paris, en 2012 et 2014? Etait-ce une inspiration?
R: "Bien sûr, je me souviens de ses victoires ici. Elle jouait tellement bien sur terre battue. J'espérais qu'elle regarde la finale. Je ne sais pas si elle l'a fait, mais je m'étais dit que si elle regardait, ça serait bien de montrer du beau tennis. Svetlana Kuznetsova (lauréate en 2009) m'a aussi envoyé des messages vocaux avant le match, pour me transmettre des pensées positives et quelques encouragements, du style +profite du moment, c'est ta première finale+. J'ai vraiment apprécié. J'espère qu'elles ont toutes les deux regardé et apprécié la finale."
Q: Comment vous sentez-vous après ce premier titre dans un tournoi majeur?
R: "Je n'arrive pas encore à croire que je donne une conférence de presse avec un trophée du Grand Chelem posé juste devant moi. C'était un de mes plus grands rêves, je suis tellement contente d'avoir donné le meilleur de moi-même et remporté le tournoi. Je me suis imaginé ce moment un tas de fois par le passé, j'en ai rêvé, je me suis demandé à quoi ça ressemblerait, si ça arriverait un jour, où ça arriverait... Vivre tout ça pour de vrai, c'est tellement mieux que d'en rêver! C'est génial de regarder ce trophée, de se rendre compte que tout ça est réel et que je peux désormais être appelée +gagnante d'un Grand Chelem+".
Q: Quand vous rêviez de ces moments, pensiez-vous que Roland-Garros serait le premier que vous remporteriez?
R: "Quand je rêvais et que j'en parlais autour de moi, à ma famille, on m'a posé la question de savoir quel Grand Chelem j'aimerais remporter en premier. J'ai toujours dit que ça m'importait peu. Un Grand Chelem est un Grand Chelem! Quel que soit le premier que je gagne, je serai ravie. Je suis tout de même assez contente d'avoir gagné à Paris en premier, parce que j'adore jouer sur terre battue. J'ai joué sur cette surface quasiment toute ma vie, je parle un peu français. Donc je me disais que ça serait le Grand Chelem parfait pour commencer."
Q: Wimbledon débute dans trois semaines. Rêvez-vous déjà à de nouveaux titres en Grand Chelem?
R: "Les sentiments que je vis sont vraiment géniaux. (Mais) je pense déjà à la façon dont je vais me préparer pour la saison sur gazon, comment je vais jouer sur gazon. Je veux vraiment faire de mon mieux pour revivre tout ça une deuxième fois."
Q: Souffrez-vous de ne pas pouvoir jouer sous le drapeau russe (banni sur le circuit en raison de l'invasion russe en Ukraine)? Pensez-vous parfois au conflit quand vous jouez?
R: "Personne ne souhaite qu'il y ait des guerres dans le monde. Ce que je peux dire, c'est que, quand je joue au tennis, la seule chose à laquelle je pense, c'est comment jouer, comment être compétitive et comment gagner des matches. Je ne pense pas vraiment à ça (la guerre, NDLR) quand je joue parce que mon esprit est occupé par toutes les choses sur lesquelles je dois me concentrer."
Propos recueillis en conférence de presse
G.Lenaerts --JdB