Journal De Bruxelles - Retour triomphal et sous haute surveillance pour les héros deux étoiles du PSG

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Retour triomphal et sous haute surveillance pour les héros deux étoiles du PSG

Retour triomphal et sous haute surveillance pour les héros deux étoiles du PSG

De Roissy au Parc, les joueurs du PSG sacrés champions d'Europe pour la deuxième fois d'affilée ont été accueillis dimanche en héros à leur retour à Paris, lors de célébrations sous haute surveillance après une nuit de liesse émaillée d'incidents et endeuillée par la mort d'un jeune homme.

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Contrastant avec les débordements observés la veille, c'est dans une ambiance festive - et très cadrée - que les hommes de Luis Enrique, victorieux d'Arsenal à Budapest, ont renoué avec leur public, lors d'une journée qui s'est conclue par une présentation des joueurs au Parc des Princes, devant plus de 40.000 spectateurs.

Dans leur stade, théâtre de leurs exploits, les joueurs ont commencé à défiler vers 21h40, après que le rappeur et DJ américain Big Ali, l’artiste star congolais Fally Ipupa et le rappeur français SDM, ainsi que d'anciens joueurs, eurent allègrement "chauffé" la foule.

"Merci à tous pour votre soutien", leur a lancé plus tôt dans la journée, le Ballon d'Or Ousmane Dembélé, sur une scène installée sur le Champ-de-Mars, avec en fabuleuse toile de fond la tour Eiffel.

"Une fois c'est bien mais deux fois c'est mieux... On revient l'année prochaine pour la 3e", a-t-il ajouté.

Arrivés à Roissy dans l'après-midi avec plus d'une heure de retard, les champions d'Europe - qui masquaient pour certains derrière des lunettes noires les stigmates d'une courte nuit de fête - se sont vite engouffrés dans deux cars aux couleurs du club.

Escortés par les forces de l'ordre, ils ont pris la direction de Paris par l'autoroute A1 et le périphérique, où la circulation avait été coupée, suivis d'un impressionnant cortège de près d'un millier de motos, sous les vivats de supporters massés sur tous les ponts ou aux fenêtres des immeubles.

Alors que les enceintes crachaient "Après tant d'années" - le chant des supporters devenu hymne officieux du club -, joueurs et dirigeants ont remonté l'esplanade sur un long tapis bleu, rouge et blanc, flanqués de part et d'autre par des fans aux anges, malgré plusieurs heures d'attente.

Arrivés sur scène, chacun a eu droit à une ovation des dizaines de milliers de fans.

- Violences "inacceptables" -

Le président du PSG Nasser Al-Khelaifi a tenu à adresser un message après les incidents de samedi soir: "S'il vous plait, célébrez aujourd'hui calmement. Il faut protéger notre ville", a exhorté le dirigeant qatarien.

Après cette séquence soigneusement chorégraphiée, joueurs et staff ont été reçus par Emmanuel Macron à l'Elysée.

Avant d'exprimer "l'immense fierté de tout le pays", le président de la République a jugé "inqualifiables" et "inacceptables" les scènes de violences dans la capitale.

"Ça, c'est pas le foot, ça c'est pas le sport, c'est pas ce qu'on aime. On sera intraitables avec ceux qui ont été attrapés. On ne veut plus voir ça, fini. On en a ras-le bol", a déclaré le chef de l'Etat.

Car la victoire historique du PSG a été ternie samedi soir par des scènes de chaos et de violence un peu partout en France, avec 219 personnes blessées dont huit grièvement et 780 personnes interpellées dont 457 gardes à vue, en hausse de 32% par rapport à l'an dernier, selon les derniers chiffres donnés par le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.

Un jeune homme d'une vingtaine d'années est mort dans la nuit après avoir heurté avec sa moto de cross des blocs de béton installés sur une bretelle de sortie du périphérique.

- "Retenir la fête" -

Des incidents sont survenus dans de nombreuses autres villes. Il y a eu, par exemple, 18 interpellations à Toulouse où des poubelles et scooters ont été brûlés, selon des sources policières.

Les violences n'ont pas tardé à faire réagir la classe politique, le dispositif de sécurité et le ministre de l'Intérieur concentrant les critiques des oppositions.

"A partir du moment où il y a ces débordements, on ne peut pas être satisfait de la gestion de la soirée d'hier telle qu'elle a été organisée par le gouvernement", a déclaré sur France 3 le porte-parole de LFI Manuel Bompard.

"Ca fait des siècles que ça existe", a relativisé le maire PS de Paris Emmanuel Grégoire, présent au Champ-de-Mars aux côtés de la délégation parisienne.

"Oui, il y a des problèmes, on a été sur le pont toute la nuit avec les forces de l'ordre, les pompiers, avec la protection civile, avec les services d'entretien", a-t-il dit. "Mais moi, je veux retenir ça, la fête, et puis on s'occupe du reste."

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W.Wouters--JdB