Journal De Bruxelles - Biathlon: une victoire et de la confiance pour les Français en relais avant les JO

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Biathlon: une victoire et de la confiance pour les Français en relais avant les JO
Biathlon: une victoire et de la confiance pour les Français en relais avant les JO / Photo: Tobias SCHWARZ - AFP

Biathlon: une victoire et de la confiance pour les Français en relais avant les JO

En quête d'un relais de référence, les Français ont réussi un retour en force pour s'imposer jeudi après-midi à Ruhpolding dans les Alpes bavaroises, et marquer les esprits à un mois de la course par équipes aux Jeux olympiques.

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Réunis dans la zone d'arrivée, Fabien Claude, Oscar Lombardot et Quentin Fillon Maillet ont vécu passionnément le dernier tir debout de leur coéquipier Éric Perrot, à la lutte avec l'Allemand Philipp Nawrath, le Suédois Sebastian Samuelsson, et le Norvégien Vetle Christiansen.

Une fois que Perrot a blanchi ses cinq cibles rapidement (17 secondes), ils se sont congratulés, puisque dans le même temps, Christiansen a dû piocher deux fois, tout comme Nawrath, alors que Samuelsson n'a eu qu'un seule pioche, mais a mis plus de temps pour lâcher ses balles.

"Quand je faisais les relais en première position, je me lâchais et je faisais souvent des très beaux tirs debout. Je me rappelais ça hier. Je me disais +Purée, je n'ai pas fait des très bons relais dernièrement+. Ils étaient très corrects, mais je n'avais pas encore sorti un coup d'éclat, et j'avais envie de retrouver cette petite folie que j'avais sur mes premiers relais de coupe du monde", a plaisanté Éric Perrot après la cérémonie protocolaire.

Sur la dernière boucle de 2,5 km, il a réussi à conserver une partie de l'écart de 11 secondes qu'il avait en sortant du pas de tir sur Christiansen, qui l'avait battu la semaine dernière au sprint à Oberhof (est de l'Allemagne). Nawrath a conservé la 3e place sur le podium pour l'Allemagne.

"Ça reste vraiment une performance de choix aujourd'hui. Je pense que dans la manière dont elle a été faite, elle marque les esprits", a apprécié l'entraîneur des biathlètes français Simon Fourcade.

- "Jeu psychologique" -

"J'ai vu des entraîneurs, en voyant qu'on était en train de revenir sur la tête de course, qui commençaient à faire la tête sur le bord de la piste. Encore une fois, une vraie satisfaction sur ce relais", a ajouté Fourcade.

Les Français ont connu un seul passage à vide sur le pas de tir, sur le tir debout de Fabien Claude dès le premier relais, avec trois pioches et un anneau de pénalité à visiter pour un tour (au total seulement 4 pioches sur l'ensemble du relais).

Oscar Lombardot a lui blanchi ses dix cibles et a maintenu le relais français en vie. Il avait appris moins de trois heures plus tôt qu'il devait remplacer au pied levé Émilien Jacquelin, fiévreux, et avait même fait une séance d'intensité mercredi et un entraînement de 30 kilomètres en matinée jeudi.

Puis Quentin Fillon Maillet, au prix d'un gros effort sur les skis et d'un tir très solide (une seule pioche), a permis de combler une grande partie

du retard sur la tête, pour passer le relais à Éric Perrot à sept secondes de la tête, alors qu'il comptait un retard d'une trentaine de seconde.

A un mois de la course aux Jeux olympiques, le 17 février, sur le site en altitude d'Anterselva (1.600 m), les Français n'ont pas quitté le podium cet hiver sur les quatre relais disputés, battus à trois reprises par les Norvégiens à Ostersund (Suède), Hochfilzen (Autriche) et Oberhof (Allemagne), mais se rappellent au bon souvenir de leurs rivaux au meilleur moment avec cette dernière répétition.

"Bien sûr, il y a toujours un jeu psychologique. Maintenant, je ne me voile pas la face, je sais que ce qui va compter ça va être l'instant présent là-bas. C'est encore une répétition générale qui tourne bien, et c'est des bonnes choses à emmener pour les jeux", a estimé Perrot.

O.Meyer--JdB