Journal De Bruxelles - Le beach volley français, les pieds dans le sable romain, la tête à Paris-2024

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Le beach volley français, les pieds dans le sable romain, la tête à Paris-2024
Le beach volley français, les pieds dans le sable romain, la tête à Paris-2024 / Photo: Alberto PIZZOLI - AFP/Archives

Le beach volley français, les pieds dans le sable romain, la tête à Paris-2024

Aux Mondiaux de beach volley, jusqu'à dimanche à Rome, le duo français Youssef Krou/Arnaud Gauthier-Rat se frotte au gratin international, en pensant déjà au grand rendez-vous des JO-2024 de Paris, premiers Jeux depuis vingt ans où la France sera représentée dans cette discipline.

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Avant de retrouver le parfum olympique, pour la première fois depuis les Jeux d'Athènes en 2004, grâce à une place assurée en tant que pays organisateur mais en espérant un deuxième ticket via les qualifications olympiques, la France fait aussi son retour aux Mondiaux après sept ans d'absence.

Les deux équipes tricolores engagées sur le sable du Foro Italico, sur les bords du Tibre, Alexia Richard et Lézana Placette chez les femmes et Youssef Krou et Arnaud Gauthier-Rat chez les hommes, disputaient lundi leur derniers matches de poules (1 victoire et 1 défaite) pour tenter de se qualifier pour les seizièmes de finale.

"Dans l'optique des Jeux, on a besoin de se confronter aux meilleurs et de se retrouver dans des situations de pression. Et ça passait par les Championnats du monde", explique à l'AFP Youssef Krou, 32 ans, déjà membre de la dernière paire française vue à ce niveau en 2015 (avec son ex-partenaire Edouard Rowlandson).

Ce billet pour Rome a été décroché grâce aux bons résultats obtenus lors des trois premiers tournois disputés au printemps (Brésil, Qatar, Turquie) par le nouveau duo qu'il forme désormais avec Gauthier-Rat.

- "Maximiser les chances" -

"On se rejoint dans la personnalité sur beaucoup de points, dans notre façon de travailler. Notre système de jeu, on l'a construit de A à Z, c'est de la haute précision", se réjouit ce dernier, ingénieur en formation âgé de 25 ans.

"Cette qualification valide notre début de saison", ajoute-t-il.

"On a besoin de voyager, de gagner, de perdre pour continuer à progresser", reprend Koussef Krou, "beacher" depuis avril 2014, passé près de la qualification olympique en 2016. En 2021, pour Tokyo, la France avait encore échoué, écartée par sa défaite en Continental Cup.

Christophe Victor, responsable du beach volley à la Fédération française de volley-ball (FFVB), salue aussi le "premier objectif" atteint avec le retour des Tricolores aux Mondiaux, récompense de la "préparation importante pendant l'hiver, avec une session de trois semaines au Brésil".

En vue des Jeux, dont la qualification passera par des bons résultats à partir de janvier 2023 (jusqu'en juin 2024), l'objectif va être de "maximiser les chances en ayant deux paires performantes", ajoute le dirigeant, présent à Rome.

- Gradins peu garnis -

Aux côtés des purs "beachers" Krou et Gauthier/Rat, un autre duo a été recruté dans le monde "indoor", sur les parquets. Le choix s'est porté sur deux joueurs ayant pratiqué le beach-volley jeunes: Julien Lyneel, 32 ans, champion d'Europe en 2015 avec les Bleus mais qui n'a jamais eu le plaisir de disputer des Jeux, et Rémi Bassereau, 23 ans.

Tous deux viennent de débuter l'entraînement sur le sable et disputeront dans quelques semaines leurs premiers tournois. On pourrait aussi les voir à l'oeuvre lors d'une compétition prévue à Roland-Garros fin septembre.

"L'idée est d'avoir sur le circuit ces deux équipes pendant l'année et demie de qualification pour essayer d'en qualifier une via le classement mondial (17 premiers, ndlr) pour avoir deux équipes aux Jeux", résume Christophe Victor.

Car tous savent que les Jeux parisiens seront évidemment l'occasion pour ce sport encore confidentiel en France (3.500 licenciés) de se faire une plus grande place au soleil.

Arnaud Gauthier-Rat regrette ainsi que les joueurs ne soient pas toujours "assez mis en avant" alors qu'il "y a un public pour ce sport".

"On a ici de super championnats du monde, dans un superbe stade, mais je ne suis pas sûr que beaucoup de gens soient au courant", grimace-t-il, en constatant les gradins bien peu garnis du court central romain, qui étaient pris d'assaut il y a quelques semaines pour les stars du tennis.

Y.Callens--JdB