Journal De Bruxelles - Moscou "panique" face aux frappes de drones ukrainiens, selon Kaja Kallas à l'AFP

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Moscou "panique" face aux frappes de drones ukrainiens, selon Kaja Kallas à l'AFP

Moscou "panique" face aux frappes de drones ukrainiens, selon Kaja Kallas à l'AFP

La Russie "panique" face aux récentes attaques de drones ukrainiens, dont celles ayant touché Saint-Pétersbourg, a affirmé mercredi à l'AFP la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas.

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"Cela montre clairement la panique du côté russe, et explique pourquoi ils intensifient les attaques terroristes, ils ne savent pas quoi faire face à ces choses-là", a-t-elle affirmé lors d'un entretien avec l'AFP à Bruxelles.

Des drones ukrainiens ont touché des sites énergétiques et militaires à Saint-Pétersbourg mercredi matin, jour d'ouverture du traditionnel Forum économique.

Le Kremlin a promis "des réponses systématiques" à ces frappes de Kiev, qui interviennent au lendemain de la mort de 23 personnes en Ukraine dans une salve massive de missiles et de drones russes.

L'Ukraine a intensifié récemment ses frappes sur des cibles militaires et énergétiques russes en représailles aux bombardements quotidiens de la Russie contre ses villes et ses propres infrastructures.

Et, dans le même temps, la Russie de Vladimir Poutine "perd de l'argent, des hommes" et c'est pourquoi elle "augmente ses attaques contre les civils" ukrainiens, a expliqué l'ancienne Première ministre estonienne.

Les récentes coupures de l'internet en Russie ont aussi pour but d'empêcher la population de comprendre ce qui se passe, car "cela soulèverait évidemment des questions très sérieuses pour Poutine et son régime", a encore affirmé Mme Kallas, objet de poursuites judiciaires en Russie et véritable bête noire du Kremlin.

Le président russe a choisi de "terroriser davantage pour créer la peur, et parce qu’il est en position de faiblesse sur le champ de bataille", a-t-elle assuré, ajoutant que le but était de "briser la résilience des Ukrainiens" et "la détermination de nos sociétés".

- "Pas vu de réelle volonté de négocier" -

Concernant les négociations de paix, lancées l'an dernier par les Etats-Unis mais désormais au point mort, Mme Kallas a une nouvelle fois dénoncé le refus de Moscou de s'asseoir de bonne foi à la table des discussions.

"Nous n’avons pas vu, du côté russe, de réelle volonté de négocier : ils ont avancé leurs revendications maximalistes, mais ils n’ont pas fait une seule concession, ni, vous savez, le moindre pas en arrière", a-t-elle affirmé.

L'important est donc, selon elle, de continuer à accentuer la pression sur la Russie, pour les "pousser à parler avec les Ukrainiens".

L'Union européenne discute d'un nouveau "paquet" de sanctions contre Moscou, le 21ème depuis l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022.

"Nous avons un objectif très clair en tête : cibler l’industrie militaire, cibler les institutions financières afin qu’elles ne puissent pas lever de capitaux pour financer cette guerre", a-t-elle précisé.

Un des éléments clé de ces nouvelles sanctions sera aussi de tenter de maintenir à un niveau le plus bas possible les revenus pétroliers de la Russie, principale source de financement dans sa guerre contre l'Ukraine, a encore expliqué Mme Kallas.

J.M.Gillet--JdB