Journal De Bruxelles - Espagne: la justice abandonne l'une des accusations visant le frère de Pedro Sánchez

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Espagne: la justice abandonne l'une des accusations visant le frère de Pedro Sánchez
Espagne: la justice abandonne l'une des accusations visant le frère de Pedro Sánchez / Photo: JORGE GUERRERO - AFP/Archives

Espagne: la justice abandonne l'une des accusations visant le frère de Pedro Sánchez

Le tribunal espagnol qui juge depuis jeudi David Sánchez, le frère du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, pour trafic d'influence, a exclu lundi des débats l'un des délits qui lui étaient reprochés en raison de la prescription des faits.

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"Nous déclarons caduque, pour cause de prescription, la responsabilité pénale liée au délit d'avoir accepté une nomination illégale" en 2017, a annoncé le juge du tribunal de Badajoz, dans le sud-ouest de l'Espagne, lors de la deuxième audience de ce procès.

Le juge, qui a ainsi répondu favorablement à une demande de la défense du prévenu, a précisé qu'il s'agissait d'un délit " passible d'une peine légère".

Compositeur et chef d'orchestre, formé et ayant exercé à Toulouse (sud-ouest de la France), Tokyo et Madrid, David est plus jeune que Pedro Sánchez et son seul frère.

Il comparaît aux côtés de dix autres personnes, et est accusé d'avoir bénéficié d'un traitement de faveur en obtenant un poste taillé sur mesure en tant que coordinateur des conservatoires de Badajoz, qui a ensuite été transformé en celui de chef du Bureau des arts de la scène de cette province située à la frontière avec le Portugal.

Les manœuvres présumées visant à créer ce poste ont débuté en 2016, avant que Pedro Sánchez n'accède à la présidence du gouvernement en 2018 à la suite d'une motion de censure contre la droite, et son frère a occupé cette fonction au moins jusqu'au début de 2025.

L'emploi dépendait de la députation de Badajoz, l'organisme qui administre les provinces en Espagne, et qui était alors aux mains des socialistes.

Le procès de son frère est une nouvelle épine dans le pied du Premier ministre Pedro Sánchez, qui, malgré les affaires judiciaires s'accumulant au sein de son entourage familial et professionnel, refuse de convoquer des élections anticipées.

Outre le procès visant son frère David, deux hommes clés de son ascension au pouvoir en 2018, Santos Cerdán et son ex-ministre des Transports José Luis Ábalos, doivent être jugés ou l'ont déjà été dans des affaires de corruption. Son épouse Begoña Gómez pourrait, elle aussi, prochainement comparaître pour trafic d’influence.

Et depuis le 19 mai, c'est son prédécesseur socialiste à la tête du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, Premier ministre de 2004 à 2011 et figure très respectée de la gauche, qui a été inculpé, lui aussi pour trafic d'influence.

I.Servais--JdB