Journal De Bruxelles - Protection des mineurs, IA et impact énergétique: accord a minima du G7 sur le numérique

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Protection des mineurs, IA et impact énergétique: accord a minima du G7 sur le numérique

Protection des mineurs, IA et impact énergétique: accord a minima du G7 sur le numérique

Des avancées sur la protection des mineurs et une timide reconnaissance de l'impact énergétique de l'IA: la réunion des ministres du Numérique du G7 vendredi à Paris a abouti à une déclaration commune relativement prudente sur les enjeux du secteur.

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"La protection des mineurs en ligne" est désormais "une priorité internationale", s'est félicitée la ministre française du Numérique Anne Le Hénanff, lors de la conférence de presse finale de ce sommet, présidé par la France.

Dans le document final, les sept pays membres se sont mis d'accord pour reconnaître "un ensemble de principes" pour protéger les mineurs en ligne, notamment via "la vérification de l'âge, la protection des mineurs dès la conception des services numériques" ou encore "la lutte contre les contenus illicites", a détaillé la ministre.

Selon elle, cette déclaration permettra "d'être beaucoup plus exigeant vis-à-vis" des plateformes numériques "et de ne pas leur laisser le choix que de modifier leur modèle".

Principal point d'achoppement avec les Etats-Unis, l'impact énergétique de l'IA, est finalement mentionné dans la déclaration finale, mais sous l'angle de la consommation énergétique.

Les sept principales économies avancées reconnaissent que "l'adoption croissante de l'IA mettra une pression croissante sur les réseaux électriques", alors que les progrès de l'IA nourrissent une demande grandissante en énergie pour alimenter les centres de données, ce qui accroît la consommation de ressources rares nécessaires à de nombreux composants.

"Il n'y aura pas d'IA durable sans infrastructure résiliente, sans énergie fiable et sans utilisation plus efficace des ressources", a fait valoir la ministre française, reconnaissant toutefois qu'il était "très ambitieux" d'imaginer "des actions très précises, très fortes, de la part des Etats-Unis".

- Sécurité de l'IA -

"Nous avons eu une intention, qui est celle notamment de reconnaître que c'est nécessaire de discuter de ce sujet, et c'est ce qu'on a obtenu des États-Unis", a-t-elle ajouté, alors que le pays prendra la présidence du G7 l'an prochain. "Au début des discussions, ce n'était pas le cas".

En plus de la déclaration principale, les discussions ont donné lieu à la publication de quatre annexes, correspondant aux quatre grands thèmes sur lesquels s'étaient accordés les pays membres.

Sur la sécurité de l'IA, les pays du G7 reconnaissent "que les systèmes et modèles d'IA peuvent présenter certains risques" et "faire l'objet d'une utilisation abusive par des acteurs malveillants", et s'engagent à "adopter une approche favorable à l'innovation pour faire face à ces risques".

Cette déclaration servira de document préparatoire au sommet des chefs d'Etats qui aura lieu à Evian, du 15 au 17 juin.

En marge de la rencontre, le Canada et la France ont annoncé un rapprochement, en officialisant une déclaration conjointe promettant de renforcer la coopération entre les deux pays dans la recherche sur les technologies quantiques, "afin de faire progresser (une) vision commune de recherche et développement dynamiques et fiables".

"Il ne suffit pas simplement de collaborer dans le domaine de l'IA. C'est aussi important de veiller à rester à la pointe dans de nombreux autres secteurs", a commenté à son arrivée à Bercy le ministre canadien Evan Solomon.

W.Wouters--JdB