Violents combats dans l'est du Liban où une opération commando israélienne est en cours
De violents combats font rage dans la nuit de dimanche à lundi dans l'est du Liban, près de la frontière syrienne, où des troupes israéliennes ont atterri à bord d'hélicoptères, selon l'agence de presse nationale libanaise Ani.
Selon l'Ani, ces combats ont lieu près du village de Nabi Chit, déjà ciblé dans la nuit de vendredi à samedi par des commandos israéliens venus tenter, sans succès, de récupérer le corps d'un aviateur israélien capturé en 1986.
Une source du Hezbollah a affirmé à l'AFP que le mouvement chiite libanais avait abattu un hélicoptère israélien dans la région.
Dans un communiqué, le Hezbollah a indiqué que les soldats israéliens étaient arrivés à bord d'"environ 15 hélicoptères" peu après minuit heure locale (22H GMT).
"Les combattants de la Résistance islamique ont engagé le combat contre les hélicoptères et les forces infiltrées à l'aide d'armes appropriées, et les combats se poursuivent au moment où nous publions ce communiqué", a écrit le mouvement vers 23H45 GMT.
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en revendiquant le 2 mars une attaque contre Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué dans les premières heures de l'opération américano-israélienne contre l'Iran.
Depuis, Israël a lancé une vaste campagne de frappes qui ont à nouveau visé dimanche la banlieue sud de Beyrouth -bastion du Hezbollah-, l'est du pays et le sud, où au moins 11 personnes ont été tuées dans un seul village, selon les autorités.
- Près de 400 morts au Liban -
D'après le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, les frappes ont fait 394 morts, dont 83 enfants, en une semaine.
Vendredi soir, une première opération comando israélienne dans le village de Nabi Chit, situé au coeur d'une région contrôlée par le Hezbollah, avait fait 41 morts et des dégâts considérables.
L'armée israélienne avait affirmé que ses forces spéciales avaient mené cette opération pour retrouver le corps du pilote Ron Arad, capturé par des milices chiites en 1986 après s'être éjecté de son avion abattu au cours d'une mission contre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Donné pour mort, son sort préoccupe depuis des décennies Israël, où le rapatriement des soldats disparus ou capturés est considéré comme un devoir national.
Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël a par ailleurs frappé un hôtel dans le quartier de Raouché, sur le front de mer de Beyrouth, faisant quatre morts et dix blessés selon les autorités.
L'armée israélienne affirme avoir tué au cours de cette frappe cinq membres des Gardiens de la Révolution iranienne, dont trois "importants commandants" de la force Qods, la branche des opérations extérieures de l'organisation.
Un porte-parole militaire israélien a affirmé dimanche que l'armée a "visé environ 600 objectifs du Hezbollah et pu éliminer quelque 200" membres de la formation en une semaine.
W.Lejeune--JdB