Trump menace de "cesser tout commerce" avec l'Espagne, "très peu coopérative"
Donald Trump a menacé mardi de "cesser tout commerce avec l'Espagne", lui reprochant son refus de laisser les Etats-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour leur guerre contre l'Iran et ses dépenses militaires qu'il juge insuffisantes.
"Nous allons cesser tout commerce avec l'Espagne. Nous ne voulons pas entendre parler de l'Espagne", a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche, où il reçoit le dirigeant d'un autre pays européen, le chancelier allemand Friedrich Merz.
"L'Espagne a été terrible", a attaqué Donald Trump, en reprochant au gouvernement socialiste de Pedro Sanchez de refuser à l'aviation américaine l'accès à des bases militaires situées dans le sud du pays pour sa campagne militaire contre l'Iran.
"C'est le seul pays de l'Otan qui n'a pas accepté de consacrer 5%" de son PIB à des dépenses de dépense, comme le veut le nouvel objectif de l'Otan poussé par Washington, a-t-il aussi rappelé.
"L'Espagne a été très, très peu coopérative", a encore regretté Donald Trump.
Dans un communiqué, le gouvernement espagnol a réagi aux propos du président américain en assurant que l'Espagne était "un partenaire commercial fiable pour 195 pays dans le monde", dont les États-Unis.
"Si l'administration américaine souhaite revoir (sa relation commerciale avec l'Espagne), elle devra le faire dans le respect de l'autonomie des entreprises privées, de la légalité internationale et des accords bilatéraux entre l'Union européenne et les Etats-Unis", indique ce communiqué.
"Notre pays dispose des ressources nécessaires pour contenir d'éventuels impacts, aider les secteurs qui pourraient être affectés et diversifier les chaînes d'approvisionnement", est-il aussi écrit.
Plus tôt dans la journée, avant les propos de Donald Trump sur son pays, le ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Albares avait déclaré n'avoir "eu aucune conversation avec aucun représentant nord-américain" ni n'avoir "reçu aucune plainte" au sujet des bases militaires de Rota et Moron.
Il avait souligné que ces bases, utilisées "conjointement avec les États-Unis", étaient "sous souveraineté espagnole".
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P.Mathieu--JdB