Journal De Bruxelles - Corée du Sud: l'ex-président Yoon fait appel de sa condamnation à vie pour sa loi martiale

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Corée du Sud: l'ex-président Yoon fait appel de sa condamnation à vie pour sa loi martiale
Corée du Sud: l'ex-président Yoon fait appel de sa condamnation à vie pour sa loi martiale / Photo: Jung Yeon-je - AFP/Archives

Corée du Sud: l'ex-président Yoon fait appel de sa condamnation à vie pour sa loi martiale

L'ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol a fait appel de sa condamnation à la prison à vie pour avoir déclaré la loi martiale en 2024, ont annoncé mardi ses avocats.

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"Nous estimons qu'il est de notre responsabilité de signaler clairement les problèmes que pose cette décision, non seulement dans les archives du tribunal, mais aussi devant le jugement de l'histoire à venir", a déclaré l'équipe juridique de M. Yoon dans un communiqué.

Jeudi dernier, le tribunal du district central de Séoul a condamné M. Yoon à la perpétuité pour avoir "dirigé une insurrection" en décrétant soudainement la loi martiale le 3 décembre 2024 et en envoyant l'armée au Parlement pour le museler.

L'ex-dirigeant conservateur âgé de 65 ans avait justifié cette mesure-choc par de vagues menaces posées selon lui par des "forces anti-Etat" affiliées à la Corée du Nord, et par le fait que le Parlement, dominé par l'opposition, faisait échec à toutes ses initiatives.

La cour a considéré que "l'intention" de M. Yoon lors de la crise de la loi martiale "était de paralyser l'Assemblée pendant une période considérable", selon le juge Ji Gwi-yeon.

Un nombre suffisant de députés avait réussi à se faufiler dans l'hémicycle cerné par les soldats et à voter une résolution contre ce coup de force, l'obligeant à faire marche arrière.

Le régime civil n'avait finalement été suspendu que six heures, mais cette tentative a provoqué une profonde crise politique dans le pays. Elle a déclenché des manifestations massives, semé la panique sur les marchés boursiers et pris au dépourvu des alliés militaires essentiels de la Corée du Sud tels que les Etats-Unis.

- Verdict "difficile à accepter" -

Après des mois de chaos politique, Yoon Suk Yeol a été officiellement destitué en avril 2025 par la Cour constitutionnelle et les Sud-Coréens ont élu le président Lee Jae Myung, issu de l'opposition de gauche, lors d'une élection anticipée en juin.

La semaine dernière, l'ancien dirigeant avait déclaré le verdict "difficile à accepter", sans indiquer s'il allait faire appel ou non.

"Même si cette décision (de la loi martiale, ndlr) a été prise dans ce que je pensais être l'intérêt national, je présente mes sincères excuses à la population pour la frustration et les difficultés qui ont finalement résulté de mes lacunes", a déclaré M. Yoon dans un communiqué publié vendredi par l'intermédiaire de son avocat.

"Nous ne resterons pas silencieux face à la mise en cause excessive" de M. Yoon, ont déclaré ses avocats mardi.

J.M.Gillet--JdB