Journal De Bruxelles - "Le compte n'y est pas" sur le projet d'accord Mercosur, selon un ministre français

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"Le compte n'y est pas" sur le projet d'accord Mercosur, selon un ministre français
"Le compte n'y est pas" sur le projet d'accord Mercosur, selon un ministre français / Photo: NICOLAS TUCAT - AFP/Archives

"Le compte n'y est pas" sur le projet d'accord Mercosur, selon un ministre français

"Le compte n'y est pas" du point de vue de la France sur le projet d'accord de libre-échange préparé entre l'Union européenne et les pays latino-américains du Mercosur, a prévenu mercredi le ministre délégué français chargé de l'Europe, Benjamin Haddad.

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La France a "obtenu des améliorations" au profit de ses agriculteurs dans ce texte négocié par la Commission européenne, mais "on continuera à se battre", a prévenu M. Haddad, interrogé sur la chaîne publique France 2, le jour où doivent se réunir à Bruxelles les ministres de l'Agriculture des 27 pays de l'UE.

La Commission européenne pourrait signer dès le 12 janvier cet accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), en dépit de l'opposition de nombreux agriculteurs au sein de l'UE.

Dès mardi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a tenté de désamorcer la tension en proposant une rallonge budgétaire dans la future politique agricole commune (la PAC) de l'Union, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d'euros dès 2028.

L'accord entre l'UE et le Mercosur doit obtenir l'aval des Etats européens à une majorité qualifiée, lors d'un vote attendu dès vendredi à Bruxelles. Sans alliés supplémentaires, la France, la Pologne et la Hongrie ne seraient pas en mesure de bloquer à eux trois cet accord que plébiscitent l'Allemagne et l'Espagne.

Mais Benjamin Haddad a relevé qu'il restait "des mois de débats au Parlement européen" pour infléchir le texte, tout en mettant en valeur les concessions déjà obtenues au bénéfice des agriculteurs, dont la rallonge budgétaire annoncée par la Commission européenne et "une clause de réciprocité robuste" entre les agriculteurs des deux blocs économiques.

R.Cornelis--JdB