Journal De Bruxelles - Cinéma: ne pas réaliser "Backrooms" était "inenvisageable", selon son réalisateur

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Cinéma: ne pas réaliser "Backrooms" était "inenvisageable", selon son réalisateur
Cinéma: ne pas réaliser "Backrooms" était "inenvisageable", selon son réalisateur / Photo: LISA O'CONNOR - AFP/Archives

Cinéma: ne pas réaliser "Backrooms" était "inenvisageable", selon son réalisateur

Adaptation sur grand écran d'une série horrifique virale sur YouTube, "Backrooms" a pulvérisé plusieurs records pour son premier weekend d'exploitation aux États-Unis.

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Quelques jours avant la sortie du film aux États-Unis, son réalisateur, Kane Parsons, avait confié à l'AFP la genèse de ce projet, inspiré d'une histoire d'horreur popularisée sur internet dépeignant un univers parallèle angoissant et labyrinthique.

Réponse: "C'était en mai 2019, j'avais 13 ans. Je ne me souviens pas exactement de la première fois où j'ai vu (la photo originale ayant inspiré l'histoire) car elle était déjà un peu partout sur internet.

Je crois que ce qui m'a attiré au départ, c'était cette sensation d'avoir déjà été dans des millions d'endroits différents qui ressemblaient un peu aux "Backrooms", dont l'aspect générique évoque de vagues souvenirs d'enfance qu'on n'arrive pas vraiment à situer. Ce n'est que quelques années plus tard que j'ai eu envie d'explorer moi-même cet univers, et c'est ce que j’ai fait dans un premier court-métrage."

R.: "Je ne m’y attendais pas du tout. En l'espace d'un mois, j'ai commencé à recevoir des e-mails de plein d'entreprises. J'avais 16 ans et tout ça était très nouveau pour moi. J'étais très sceptique à l'idée de traiter avec des gens en costume sur un sujet qui me tenait autant à cœur.

Si je devais m’engager dans cette voie-là, je devais le faire de manière très précise et méticuleuse."

R.: "Toute ma vie, j'ai utilisé YouTube, et pour moi, il n'y a pas vraiment de barrière, si ce n'est financière, qui sépare un projet en ligne d'un autre au cinéma.

Les projets issus d’internet ne sont peut‑être pas toujours pris au sérieux, mais je pense aussi qu’il y a énormément de projets vraiment excellents réalisés par de nombreux créateurs indépendants.

Et il me semble que la veine de l’horreur est le principal tremplin pour les créations indépendantes sur YouTube.

D'ailleurs, je suis surpris que le fait de tester une nouvelle propriété intellectuelle en ligne à moindre coût ne soit pas davantage utilisé comme stratégie.

Ce n'est pas une mauvaise manière de s’y prendre, et ça permet de voir si ça peut se développer et s'ancrer dans l'imaginaire des gens sous une forme plus simple."

R. "Je n'aurais jamais pu envisager de ne pas être à la réalisation. J'ai toujours été très intransigeant sur ce point.

J’ai bénéficié d’une grande liberté créative, et celle-ci n’a fait qu’augmenter au fur et à mesure que le processus avançait.

Le script original est probablement l’élément sur lequel j’ai eu le moins de rapport direct, car ce n’est pas moi qui l’écrivais, et ça a été un processus continu pour le façonner par petites touches, et parfois le modifier de manière plus radicale, jusqu’à ce qu'il ressemble exactement au projet que je voulais proposer.

Je pense que ça va être un peu étrange de voir cet univers tomber dans le grand public pour des gens qui le percevaient comme un peu niche.

Et c'est déroutant pour moi aussi de voir (l'affiche du film) sur des arrêts de bus, ça semble un peu irréel."

R. "Backrooms n'est pas terminé, c'est une certitude. Mais je me soucie davantage de l'histoire que de la façon précise dont je vais la raconter.

Je ne peux pas prédire l’avenir, mais oui, pour ces histoires, je n’exclus pas le cinéma. Je n’exclus pas non plus une série télévisée. Personnellement, ce serait mon souhait."

X.Maes--JdB