Journal De Bruxelles - Jude Law en maître du Kremlin pour l'un des films les plus attendus à la Mostra

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Jude Law en maître du Kremlin pour l'un des films les plus attendus à la Mostra
Jude Law en maître du Kremlin pour l'un des films les plus attendus à la Mostra / Photo: Chris DELMAS - AFP

Jude Law en maître du Kremlin pour l'un des films les plus attendus à la Mostra

Jude Law grimé en Vladimir Poutine sera la principale attraction dimanche à la Mostra de Venise, où est présenté en avant-première "Le mage du Kremlin", adaptation par Olivier Assayas du roman de Giuliano Da Empoli, qui ausculte les dynamiques de pouvoir à Moscou.

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En 2024, un film sur l'ascension de Donald Trump ("The Apprentice") avait déjà créé l'événement lors de sa projection au festival de Cannes.

Cette fois-ci, c'est l'homme fort du Kremlin, aux affaires depuis 2000, qui est porté à l'écran sous les traits du Britannique Jude Law, l'un des acteurs les plus célèbres de sa génération.

Mais "Le mage du Kremlin" n'est pas un film sur l'ascension de Poutine. "Pas plus qu'il n'est un film sur le pouvoir imposé par la force ou la réinvention d'une nation (la Russie) qui est à la fois moderne et archaïque", a expliqué le réalisateur Olivier Assayas au site de la Mostra.

Le long-métrage, entièrement tourné en anglais, "est plutôt une réflexion sur la politique moderne — ou plutôt, les écrans de fumée derrière lesquels elle se cache désormais: cynique, trompeuse et toxique", a développé le réalisateur français.

- Le tsar -

Le film, sélectionné en compétition officielle, suit la carrière de Vadim Baranov (Paul Dano), conseiller de l'ombre de Vladimir Poutine largement inspiré de Vladislav Sourkov, fondateur du parti présidentiel Russie unie.

De la dislocation de l'URSS sous l'impulsion de Mikhaïl Gorbatchev au début des années 1990 jusqu'à l'invasion de la Crimée par la Russie en 2014, le film chronique plus de deux décennies de vie politique russe, marquée par l'accession au pouvoir de Vladimir Poutine, "le tsar" comme l'appelle Baranov.

Tournée en Lettonie, l'oeuvre se veut une fiction éclairante sur les ressorts du pouvoir en Russie et l'état d'esprit de revanche sur l'Occident qui y règne.

- Gros casting -

On y croise une galerie de personnages ayant marqué l'actualité ces dernières années, comme Evguéni Prigojine ou l'oligarque Boris Berezovski, tous deux décédés.

Le roman a été adapté pour le cinéma par l'écrivain français Emmanuel Carrère.

Le Kremlin a réagi par la voix de son porte-parole, Dmitri Peskov. "Poutine est l'un des dirigeants les plus expérimentés et les plus brillants de la planète. On peut difficilement surestimer son influence sur les affaires internationales. Il est donc bien naturel que divers pays du monde s'intéressent à lui", a-t-il jugé.

Autre film en lice pour le Lion d'or projeté dimanche, "Father Mother Sister Brother" de l'Américain Jim Jarmusch est un triptyque qui aborde le thème des relations familiales.

Au travers de trois histoires, le réalisateur de "Ghost Dog" examine les rapports entre des enfants devenus adultes et leurs parents, mais aussi entre frères et soeurs.

Le film est porté par un casting cinq étoiles avec Adam Driver, Cate Blanchett ou encore Tom Waits et Vicky Krieps.

Samedi, la journée a été marquée par la projection de la super-production Netflix "Frankenstein" de Guillermo del Toro, mais surtout par la manifestation en soutien à Gaza qui a rassemblé plusieurs milliers de personne sur le Lido.

W.Lejeune--JdB